Automne-hiver : des bruyères pour illuminer nos balcons

Rien de plus réjouissant que de pouvoir contempler, en basse saison, des arbustes en fleur. Ceci est d’autant plus vrai que les corolles se font rares  à cette époque de l’année ! Cerise sur le gâteau, leur feuillage est persistant et quelques-unes dégagent des parfums appréciables. Plus de 1000 espèces au total sont cultivées.

Le maquis des noms

Le terme familier « Bruyère » recouvre dans les faits la vraie bruyère (Erica carnea & consoeurs), la daboecia (dite bruyère d’Irlande) et la callune (Calluna vulgaris), genre voisin souvent ignoré par le jardinier débutant. Une astuce permet de les distinguer : les fleurs de la callune ne sont pas construites sur le modèle du grelot -aux pétales soudés– de la bruyère: elles ne mesurent que quelques millimètres et s’ouvrent en rosace rose ou blanche.

Naine ou élancée ?

Les callunes et bruyères se répartissent, sous la toise, de quelques centimètres (15 cm pour la plus petite bruyère « Springwood Pink ») jusqu’à 2 m de hauteur (bruyère méditerranéenne et arbustive). Cette marge importante permet d’occuper l’espace presque à volonté : jardinières et pots de 10 à 100 litres. Les bacs peuvent être utilisés judicieusement afin d’égayer une surface bétonnée ou de masquer un vis à vis gênant.

Une floraison étalée

En période de basse saison les végétaux peu concernés par la descente de sève (la chute des feuilles en est la manifestation la plus spectaculaire) sont rares. Les bruyères au sens large en font partie. Leur floraison s’étale toute l’année. En automne et hiver, qui nous intéressent particulièrement, de nombreuses variétés de bruyères s’épanouissent. La palette des couleurs va du blanc au rouge en passant par le pourpre et le rose. Le feuillage en aiguille présente aussi des nuances selon la variété : bronze, vert, doré, etc.

La reine de l’hiver est sans conteste la bruyère des Alpes (Erica carnea) ne serait-ce que par sa rusticité et sa capacité à fleurir abondamment de décembre à avril. La lecture de l’étiquette qui accompagne la plante renseigne plusieurs rubriques : terreau à utiliser, exposition, taille et arrosages en particulier.

Parfumée et médicinale

Traditionnellement la « bruyère » est connue pour son action antiseptique. Elle convient donc aux cystites et prostatites. De plus, elle favorise l’élimination de l’urine et des calculs rénaux, tel que l’indique Matthiole: « j’en cognois plusieurs qui ont été guériz de la pierre (calcul rénal) et l’on jettée par la verge en petites pièces usans seulement de cette décoction». Les extrémités fleuries des rameaux peuvent être conservées en bocal, après séchage à l’ombre.

De nombreuses espèces dégagent un parfum qui, outre sa capacité à attirer les abeilles et autres insectes pollinisateurs, flatte notre odorat : Erica arborea et E. carnea en particulier.

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