La multiplication végétative, comment s’y prendre ?

La « multiplication végétative » consiste à reproduire des végétaux en l’absence de processus sexuée. Les nouveaux êtres ne sont pas le produit de deux parents. Ici, le matériel génétique de la fille est semblable à celui de la mère. On parle alors de « clone ». Pour contenter ses propres envies, le jardinier peut avoir recours à la reproduction végétative grâce à plusieurs méthodes. Dans cet article nous allons vous présenter 5 techniques pour multiplier vos végétaux.

1) Le bouturage

Le bouturage

C’est une méthode de multiplication végétative qui consiste à donner naissance à un nouvel individu à partir d’un organe, en coupant un fragment d’une plante et en l’enracinant. On désigne de « bouture » ce fragment, qui est génétiquement identique à la plante mère.
Des petites fragments de la plante tombent à terre et s’enracinent pour ensuite créer une nouvelle plante. Le bouturage est simple à réaliser, il donne des plantes identiques à la plante mère.

Comment s’y prendre ?

Préférez des boutures entre 15 et 20 cm ayant 4 à 6 nœuds minimum et avec des bons bourgeons. Placez ensuite ces boutures à terre, en choisissant une bonne orientation et en n’enfonçant que les 2/3 inférieurs de la bouture.

Pour quelles plantes ?

Rosiers, figuiers, géranium, buis, hortensias, camélia, bégonia…

2) Le marcottage

Cette méthode permet de multiplier des végétaux en permettant aux petites branches de celle-ci, de s’enraciner dans la terre, sans être détachées de la plante mère. Le marcottage consiste au développement de racines sur des tiges dressées ou rampantes sous terre.

Comment s’y prendre ?

Marcottage aérien pour les plantes à tiges rigides : faites une ou plusieurs entailles dans une tige préalablement débarrassée de ses feuilles. Utilisez un manchon avec de la tourbe et du sable pour venir couvrir les parties incisées. Des racines vont venir d’y déployer et pourront être mises en terre séparément.

Marcottage par couchage pour les plantes à tiges flexibles: faites une petite entaille dans un rameau. La partie incisée est mise dans la terre (de préférence humide, riche et mélangée avec du sable et de la tourbe) et maintenue par un crochet. La branche va alors développer des racines et devenir une plante qui pourra ensuite être séparée du pied initial.

Marcottage en buttage pour les arbustes, buissons et arbres qui ont tendance à repartir du pied: rabattez la base de l’arbuste en question à 10-15 cm de hauteur. Ensuite, formez une butte de tourbe mélangée à du sable et recouvrez totalement les branches d’origine que vous avez taillez préalablement. Ces dernières vont ensuite former des racines à leur tour. Chaque tige pourra être séparée de la plante mère une fois qu’elles seront suffisamment importante.

Pour quelles plantes ?

Celles qui émettent de longues tiges tombant au sol, qui s’enracinent et finissent par se séparer du pied mère en créant un nouvel individu telles que le muguet, la ronce ou l’iris, hortensia, lierre, bruyère, hibiscus, jasmin…

3) Le greffage

C’est une technique de multiplication végétative qui vise à accomplir une greffe, c’est-à-dire à implanter un greffon prélevé sur une plante, dans une autre plante qu’on appelle porte greffe. Le greffon va continuer de grandir en faisant corps avec la deuxième.

Comment s’y prendre ?

Une des techniques les plus simple à mettre en place est la greffe en fente. Dans cette méthode, le porte greffe doit être coupé à la hauteur souhaitée avec un diamètre entre 1 et 5 cm. Fendez ensuite sa tête en son milieu.
Le greffon sélectionné doit avoir au moins un an, avoir un diamètre inférieur à celui du porte greffe et avoir 2 ou 3 yeux.
Coupez la base du greffon en biais sur les chaque face.
Agrandissez la fente du porte greffe et insérez le greffon bien droit en veillant à ce que les cambiums (seconde écorce) entrent en contact.

Pour quelles espèces ?

Utilisé pour les plantes trop fragiles pour le bouturage, arbres fruitiers, chêne, rosier, pivoine…

4) La division par touffe

C’est un mode de multiplication pour toutes les souches vivaces.
Cette méthode consiste à séparer la souche en différentes parties qui formeront autant de nouvelles plantes semblables à la plante de base.

Comment s’y prendre ?

Déterrez la plante en question à l’aide d’une fourche bêche en gardant le plus de racines possible. Conserver un maximum de terre autour des racines facilitera la reprise.

Pour procéder à la division, commencez par enfoncer d’un coup sec la bêche à l’endroit désiré puis terminez à la main pour bien séparé les racines des deux parties. Laissez la plante d’origine à l’endroit où vous avez prélevé en rebouchant le trou avec du terreau.
Déposez rapidement les nouvelles plantes sélectionnées dans un sol préparé à l’avance. Les racines laissées à l’air libre dessèchent rapidement.

Pour quelles espèces ?

Les plantes vivaces, celles qui ont un système racinaire qui se développe en réseaux comme la ciboulette, l’origan ou la menthe.

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