Les plantes carnivores, nos amies écologiques

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Elles nous débarrassent des moucherons et autres petits insectes. Ces petites plantes aux origines éloignées ont tout pour plaire. Elles sont belles, elles interrogent et tout le monde en veut. Mais qui sont-elles vraiment ? Venez le découvrir !

Là où les autres puisent, les carnivores chassent

Pour se nourrir toutes les plantes ont besoin de trois substances : de l’azote, du phosphore et du potassium. Elles trouvent généralement ces composants dans le sol grâce à leurs racines. Or tous les sols ne contiennent pas autant d’azote que nécessaire. Les plantes carnivores qui y poussent ont dû élaborer d’autres stratagèmes pour s’en procurer. C’est là leur super pouvoir : elles sont capables de piéger et digérer les insectes pour s’alimenter. Comment ? Le corps des animaux est formé de protéines qui, à la digestion, se transforment en azote.

Attirer pour mieux déguster

Selon la plante, différents types de pièges sont utilisés. Il y a en premier lieu les pièges passifs, ceux que vous pouvez observer le plus facilement. Les insectes y sont attirés et ensuite piégés. Les feuilles de la grassette, à titre d’exemple, ont les feuilles couvertes de petits poils collants étalés au sol. Le parfum et l’odeur sucrée des feuilles attirent les moucherons. Ensuite une fois sur les feuilles, ils y restent collés. Il ne leur reste plus qu’à déguster. Ce système fonctionne comme du papier tue-mouche. Vous pouvez voir sur d’autres plantes carnivores un autre système. Des feuilles spéciales très colorées et enroulées en forme de cornets, appelés urnes. Tout au fond de ces urnes, la plante sécrète un nectar sucré et odorant. Et lorsqu’il pleut, l’eau s’accumule au fond. L’insecte, attiré par cette odeur alléchante, entre dans l’urne. Une fois tombé au fond, incapable de remonter, il se noie.

Plus complexe : les pièges actifs. Vous noterez que les plantes enracinées dans le sol incapables de se déplacer ne sont pas pour autant incapables de bouger. Vous pouvez l’observer sur les droséras : ses feuilles sont couvertes de poils rouges et gluants. Ce qui fait que la feuille se recroqueville sur elle-même dès qu’un insecte la touche. Les poils s’enroulent autour de l’insecte et le capture. Autre exemple encore plus impressionnant : certaines feuilles ont leurs extrémités comme des pièges à mâchoires. A peine l’insecte a-t-il posé ses pattes que les mâchoires se referment. Quelques jours plus tard, une fois son repas digéré, la plante ouvrira son piège à nouveau.

Des plantes originaires des continents américains et asiatiques

Chaque plante carnivore vient d’une région différente : 
Les Drosera, dont plus de 90 espèces existent, vivent le plus souvent dans des milieux humides ou marécageux. Vous aurez plus de chance de l’observer dans l’hémisphère Sud et en Amérique du Nord. La dionaea, elle, est représentée par une seule espèce : Venus flytrap, l’attrape-mouche ou la gobe-mouche. Elle vient des Etats-Unis, plus précisément des marais de Caroline du nord et de Caroline du sud. Les nepenthacees sont une petite famille réduite à 79 espèces du genre Nepenthes. Les népenthes sont répandues en Indo-Malaisie, particulièrement à Bornéo et à Sumatra.

Humidité, arrosage et rempotage

Selon votre type de plante (drosera/dionee/nepenthacees), ses besoins seront différents. Toutefois il existe quelques points communs:
Toutes ces plantes ont besoin d’une humidité ambiante élevée. Pour cela vous pouvez vaporiser souvent le feuillage des Nepenthes et des Catopsis. Mais ne vaporisez pas le Drosera, la Dionaea ou la sarracène. Vous pourrez arroser avec de l’eau de pluie ou déminéralisée. Vous devrez pratiquer un arrosage très important du printemps à l’automne. En été, il faudra lui donner à boire tous les jours. Et en hiver vous pourrez réduire, pour respecter son repos végétatif. Ne laissez jamais d’eau dans la soucoupe, gardez simplement la terre humide. Aussi, vous n’aurez aucun besoin de leur faire d’apport vitaminé. Jamais d’engrais, ni petites bêtes, ni aliments! Elles trouvent seules leur alimentation. Une surnutrition aura pour conséquence le noircissement de leur feuillage. Enfin pour le rempotage, il s’effectue tous les quatre ans. Attention à ne pas placer de couche drainante au fond du pot.

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