Mildiou : 13 traitements naturelles pour protéger vos plantes

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Tout jardinier, amateur ou professionnel, est au fait du mildiou et surtout des effets dévastateurs qu’il peut avoir sur son potager. Cette maladie peut en effet entraîner des dommages considérables sur bon nombre de cultures et réduire à néant une partie des récoltes. Il est cependant possible de lutter contre sa prolifération grâce à quelques astuces que nous vous faisons découvrir dans cette rubrique.

Le mildiou : une maladie hautement nuisible

Avoir des fruits et des légumes sains et de belle apparence relève parfois du parcours du combattant. Des soins attentifs et beaucoup de patience sont indispensables pour atteindre cet objectif. Toutefois, certaines maladies peuvent survenir dans vos cultures et anéantir tous vos efforts. L’une d’entre elles, et peut-être la plus redoutée, est le mildiou.

C’est le nom générique attribué aux différentes affections associées à la contamination d’une plante par des microorganismes communément appelés oomycètes. Ces parasites ont pendant longtemps été confondus erronément avec des champignons. Le mildiou fait partie des infections parmi les plus courantes du potager et est facile à reconnaître. Il entraîne l’apparition de taches vertes pâles à brunes sur les feuilles, qui se recouvrent d’un délicat duvet blanc grisâtre nommé mycélium. Ces taches s’étendent peu à peu à l’ensemble du feuillage. On observe à terme le dessèchement des tissus. Les lésions altèrent ensuite les pétioles des feuilles puis les tiges. Les plants plus âgés sont infectés plus sévèrement que les jeunes plants. Sachez en outre que la présence de mildiou est plus souvent constatée chez les plantes qui souffrent. Il est peu attiré par une plante saine. Et comme un malheur ne vient jamais seul, les plantes infectées deviennent encore plus fragiles et plus vulnérables à d’autres facteurs de stress.

Comment le mildiou arrive il sur nos plantes ?

Si les pommes de terre et les tomates nous semblent plus souvent atteintes par la mildiou, c’est uniquement dû au fait que ce sont les plantes les plus cultivées à travers le monde. Le mildiou s’en prend aussi férocement à d’autres plantes comme la vigne, les choux, les oignons, les laitues, les échalotes, la ciboulette… Il attaque un peu plus rarement les plantes ornementales.

Cette maladie cryptogamique dépend en grande partie des conditions environnementales et climatiques. Les conditions humides – que l’on retrouve souvent après une averse – et chaudes ainsi que les feuillages de forte densité, laissant peu pénétrer l’air et la lumière l’attirent particulièrement. Durant la saison estivale, sa vigueur s’atténue dû à un taux d’humidité moins marqué et à des températures à la hausse qui ne sont pas favorables à son développement. Le mildiou sort de sa léthargie à l’automne et repart une fois de plus hiberner lorsque les températures s’élèvent en hiver. Il a tout de même parfois la capacité de se munir d’une forme d’endurance afin de poursuivre son action destructrice durant la saison froide.

Comment lutter contre la prolifération du mildiou ?

D’une manière générale, l’apparition du mildiou peut être contrôlée grâce à quelques astuces de jardinage. Il est nécessaire par contre d’agir le plus rapidement possible car une fois l’infection installée, il devient difficile, voire impossible, de s’en défaire.

1. Utiliser une serre

La mesure préventive qui offre les meilleurs résultats pour protéger ses plants est sans contredit le recours à une serre ou à un tunnel. L’humidité constante étant le principal mode de propagation du mildiou, ce type d’abri diminue considérablement les risques d’une attaque du mildiou. Il faut toutefois veiller à la parfaite aération de l’abri en le laissant ouvert jour et nuit.

2. Éviter la taille

Il est important d’éviter de tailler les plants afin que les plaies provoquées par la taille ne servent pas de voie d’accès aux maladies cryptogamiques. Il est alors primordial d’espacer les plants pour leur faire profiter d’une aération suffisante.

3. Espacer les plants

La circulation de l’air sera facilitée si la plantation s’effectue à bonne distance. Certains experts recommandent d’espacer les plants de plus ou moins un mètre afin de limiter le développement de toute maladie pouvant les affecter.

4. Arroser au pied des plants

Au moment de l’arrosage de vos plants, évitez d’arroser le feuillage, ce qui aurait pour effet de l’humidifier davantage et de créer des conditions propices à la propagation du mildiou. Privilégiez toujours un arrosage directement au pied de la plante à l’aide d’un arrosoir ou par arrosage en goutte-à-goutte. Veillez également à laisser sécher la terre complètement entre deux arrosages, celle-ci ne doit pas rester détrempée en permanence. Enfin, pour faire obstacle à l’humidité nocturne, arrosez vos plants le matin plutôt que le soir.

5. Supprimer les parties infectées

Dès les premiers signes d’infection, il faut sans tarder couper la partie du plant infectée et s’en débarrasser. Il est important de ne pas laisser de feuilles mortes au sol afin d’éviter les risques de transmission de la maladie.

6. Alterner les végétaux vulnérables avec ceux qui le sont moins

Assurez-vous de procéder à une rotation de vos plants au potager. Alternez ceux qui ont tendance à mieux résister au mildiou avec ceux plus à risque pour ainsi affaiblir les possibilités de contagion.

7. Planter dans des endroits ensoleillés

Effectuer vos plantations dans des endroits ensoleillés constitue un excellent réflexe. Les feuilles des plantes qui sèchent rapidement suite à un épisode de forte humidité sont en effet moins affectées par le mildiou que celles qui sont placées dans des endroits semi-ombragés. Certains produits naturels et à l’efficacité démontrée peuvent également être d’une aide inestimable pour protéger vos cultures contre le mildiou.

8. Bicarbonate de soude

Un traitement hors floraison à l’aide du bicarbonate de soude est une solution intéressante pour protéger vos plantes du mildiou. Le bicarbonate de soude est biodégradable, non toxique pour l’environnement et pour la santé en plus d’être économique. Vaporisez le mélange d’une cuillère à café de bicarbonate de soude, d’un litre d’eau et d’une cuillère à café de savon noir sur la totalité des plants.

9. Lait écrémé

Le fongicide à base de lait constitue une autre solution à considérer pour la santé de vos cultures. Pour sa préparation, ajoutez huit parts d’eau à deux parts de lait écrémé ainsi que 20 grammes de bicarbonate de soute par litre de mélange. Vaporisez sur toute la plante.

10. Décoction de prêle

Cette astuce est valable pour l’ensemble des maladies cryptogamiques. Parce que le prêle est riche en silice, il augmente la résistance des plantes à ces infections. Récoltez, séchez, émiettez puis entreposez la plante dans un endroit sec. Pour la décoction, trempez un kilo de prêle dans dix litres d’eau de pluie pendant 24 heures. Cuire ensuite une trentaine de minutes à petits bouillons. Laissez refroidir pendant 12 heures et filtrez.

11. Infusion de sauge

Les infusions de sauge officinale sont particulièrement efficaces sur les tomates. Recueillez plus ou moins 200 grammes de sauge officinale et faites chauffer dans 10 litres d’eau frémissante. Diluez à 10 % et pulvérisez sur la tige des plants.

12. Huiles essentielles

Bon nombre d’huiles essentielles possèdent une action fongicide, telles que l’huile essentielle d’origan, de citronnelle, de giroflier, de sauge sclarée et officinale, d’arbre à thé et plusieurs autres. Il suffit de dissoudre une vingtaine de gouttes d’huile essentielle dans une cuillère à café de savon noir puis d’ajouter un verre d’eau afin d’homogénéiser le tout.

13. Décoction d’ail

L’allicine que contient l’ail aurait des propriétés bactéricides et fongicides. Utilisé sous forme de décoction, l’ail serait donc en mesure de protéger les cultures contre les maladies cryptogamiques. L’allicine est dépourvue de nocivité pour l’environnement.

Avant de tester l’une ou l’autre de ces six recettes qui ont déjà prouvé leur efficacité, il est indispensable de vous assurer qu’elle convient bien aux plantes que vous souhaitez protéger. Qui plus est, étant donné que la pluie élimine les produits appliqués, leur action protectrice s’envole avec eux. Par conséquent, il faut répéter l’opération de pulvérisation sur une base régulière.

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