L’efficacité des plantes médicinales n’est aujourd’hui remise en cause par personne. Plantées sur notre balcon, rebord de fenêtre ou en intérieur, elles permettent de soigner l’essentiel des bobos qui nous affectent au quotidien… ce qui ne dispense en rien de consulter un médecin dès que cela s’impose !

Comment les cultiver?

Tout d’abord il faut arrêter une liste de plantes médicinales qui conviennent aux besoins de la famille ou d’une personne en particulier : plantes de drainage, plantes du système nerveux, plantes détoxifiantes, plantes des troubles de la circulation sanguine, etc. Notons au passage que de nombreuses plantes potagères ont elles aussi des effets positifs sur la santé. Un exemple : le radis noir est un excellent draineur du foie.

Ensuite, à partir d’un semis ou de plantes en godet, la mise en culture peut commencer. Le terreau doit être de bonne qualité. Il doit contenir une bonne proportion d’humus (résultat de la décomposition de différentes matières organiques). Cette matière agit comme une éponge vis à vis de l’eau et des engrais naturels que vous incorporerez au moment de la mise en culture.

thym plantes médicinales

Pour ceux qui peuvent se procurer les matières premières nécessaires à la confection d’un bon mélange, voici une « formule-maison » adaptée : terre de jardin 50 %; compost 15 %; terreau 25 %; sable (ou billes d’argile) : 10 %.

Engrais,  arrosages et exposition

Bien davantage qu’en pleine-terre, la culture sur balcon réclame de la vigilance, essentiellement vis à vis de l’eau. L’engrais naturel que vous incorporerez (poudre de corne, algues, sang sec…) en cours de culture à la surface du du pot ou bac doit l’être sur un mélange humidifié. Une griffe (ou fourchette) suffit à bien le mélanger en prenant garde de ne pas déranger les racines superficielles. De mai à septembre l’équivalent d’une cuillère à café/litre de terreau de cet engrais suffit à maintenir les plantes en bonne santé. Les arrosages ont lieu lorsque la couche supérieure du terreau (ou mélange terreux) sèche. Astuce : grattez le sol sur les 3-5 premiers centimètres, si c’est sec il faut arroser !

plante medicinale

Dans le sud de la France il faut penser à ombrer toutes les plantes lors des canicules. Aucune plante, y compris les méditerranéennes, ne réclame ce type de coup de bambou ! Dans la moitié nord l’exposition sud-ouest ou sud est idéale.

Quelles plantes MÉDICINALES CHOISIR?

Voici une sélection de plantes qui supportent bien la sécheresse ou qui se comportent bien en sol modérément sec.

#RusticitéMultiplicationExpositionVertus
FenouilJusqu’à 10°Semis/godetSans exigenceBronchite – Rhume – Digestion difficile
LavandeRustiqueSemis/godetSans exigence ou plein sudBronchite – Rhum – Anti-infectieux – Anxiolytique – Somnifère
LierreRustiqueGodet/BoutureOmbreBronchite – Rhume – Toux – Antiseptique
OriganRustiqueSemis/godetSans exigence ou plein SudPectoral et calmant léger
RomarinJusqu’à 10°Godet/BoutureSans exigence ou plein SudBronchite – Rhume – Anti-inflammatoire – Anti-infectieuse-stimulant le foie et la vésicule-anxiolytique
SaugeRustiqueGodet/BoutureSans exigence ou plein sudDigestion difficile – Stimulant le foie et la vésicule
SouciJusqu’à 10°SemisSans exigenceDigestion difficile – Stimulant le foie et la vésicule
ThymRustiqueGodet/BouturePlein sudBronchite – Rhume – Refroidissement – Grippe – Digestion difficile – Anxiolytique
Verveine-CitronelleSemi-rustiqueGodet/BoutureSans exigence ou plein sudAnxiolytique – Migraine

Comment récolter ?

Soyez doux avec vos plantes médicinales : elles vous le rendront ! Évitez les tailles trop sévères car elles mettront alors du temps à retrouver leur hauteur initiale.

En pratique s’il s’agit de récolter des feuilles (cas le plus fréquent) l’idéal est de couper régulièrement la pousse terminale (5 à 10 cm). Cela stimule la plante à pousser davantage et même à produire de nouvelles tiges depuis la base de la touffe.

Concernant la récolte des fleurs, veillez à tailler avant l’ouverture de celles-ci, leurs vertus étant alors maximales. Le séchage peut se faire dans un carton (au sec et à l’ombre) dont on referme les rabats.

Quelques pas dans l’histoire…

Hippocrate, père de la médecine, le clamait haut et fort: « fais de ton aliment ton médicament! » Il n’aura d’ailleurs pas fallu attendre cette affirmation pour que les hommes se soient mis à la phytothérapie. En effet, par intuition et empirisme, ils ont progressivement découvert les vertus des plantes, ceci sur tous les continents et depuis des dizaines de millénaires.

Fais de ton aliment ton médicament.

Hippocrate

Cependant, depuis 150 ans, la biochimie a fait de grand progrès qui ont eu pour effet la mise au point de médicaments aux effets spectaculaires. Progressivement les « plantes-médecine » sont délaissées, mais pas toujours ni partout avec la même rapidité, la culture et l’état économique d’un pays s’opposant parfois plus qu’ailleurs (Tibet, Chine, Amazonie…) à la perte de connaissance en matière d’usage des plantes à des fins thérapeutiques.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Près de 70 % des hommes de la planète ne disposent que de quelques euros par jour pour vivre.  Or l’essentiel des médicaments mis sur le marché par l’industrie pharmaceutique est destiné à soigner les maladies rentables, c’est à dire celles du cœur, de l’obésité, de la dépression… Ces maladies ne touchent qu’une faible proportion des populations du Sud, car elles ne vivent, hélas, pas assez longtemps pour les subir. Dans ces zones de la planète, soit ces médicaments ne sont pas sur le marché, soit leur coût est prohibitif. Comment se soignent-ils, dès lors ? Avec les moyens du bord ! Parmi ceux-ci figure l’utilisation de plantes médicinales qui, la preuve en a été donnée scientifiquement, conviennent fort bien à une médecine de première intention, celle qui convient à traiter la majorité des pathologies courantes (ORL, allergies, sommeil, digestion, etc.).

 

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