Les effets du vent

En ville, le vent peut d’autant plus perturber la croissance des plantes car le lieu d’habitation est souvent situé en hauteur. Les courants d’air, bourrasques et autres rafales de vent se traduisent par des effets souvent indésirables sur les plantes :

  • bris de jeunes rameaux
  • chute de fruits
  • déchirure de feuilles
  • renversement de pots
  • dessèchement rapide du terreau
  • limitation de la croissance des plantes par fermeture des stomates (petites ouvertures, sous les feuilles, par où passent les gaz internes et externes à la plante). Ce stress peut même accélérer le cycle de vie de la plante qui monte en graine bien plus vite.

Cependant, notons qu’un vent modéré a des conséquences bénéfiques cette fois :

  • diminution des insectes prédateurs (tel le puceron)
  • évacuation de l’humidité ambiante en excès
  • augmentation de la fécondation croisée, etc.

Quelle solution adopter ?

Le plus simple et le plus efficace consiste à fixer un brise-vent du côté où souffle le vent dominant. Des structures en bois plus ou moins ajourées conviennent (osier tressé, treillage, claustra, brande, canisse).

Pourquoi ajourer ? Tout simplement parce que l’effet brise-vent est idéal lorsque environ 50 % du vent est stoppé. Imaginons qu’un panneau de bois plein remplace notre structure perméable : les turbulences du vent seraient accélérées et de nombreux tourbillons viendraient perturber encore davantage la vie des plantes à l’arrière du panneau.

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En remplacement de ces barrières ajourées, il est également possible de mettre en place un rideau constitué de végétaux en pot d’une taille adaptée à l’espace disponible, tels que les bambou, troène, bruyère méditerranéenne, etc. L’autre solution, pratiquée par des jardiniers urbains d’expérience, consiste à disposer les pots ou sacs en géotextile de façon dense, comme en forêt. Les plantes se protègent mutuellement : l’union fait la force !

Semis et jeunes plants

chassis amateurN’oublions pas les plantes qui en sont au début de leur vie. Le vent peut exercer sur ces êtres fragiles des effets radicaux, tel le « brûlage » des pousses et la casse des tiges. Aussi s’il s’avère compliqué de semer à l’intérieur du lieu d’habitation, il est possible de le faire à l’extérieur, s’il fait assez doux, sous un abri.

Cet abri, qu’il est facile de construire afin de l’adapter à la place disponible, est le châssis. La partie sur laquelle repose le châssis vitré se nomme le coffre. L’intérêt de cet assemblage coffre-châssis vis à vis du vent est sans appel : le vent est stoppé net. Les semis peuvent germer et pousser dans leur godet ou caissette de semis. De plus il y fait moins froid et le soleil peut être masqué en partie afin d’éviter aux plantes un coup de soleil fatal.

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